Plan comptable général : la norme comptable française 2026
Découvrez le plan comptable général (PCG) : les 7 classes de comptes, les obligations légales 2026 et l'utilisation pratique pour votre entreprise. Guide complet.


Référentiel unique qui organise la comptabilité de toutes les entreprises françaises, le plan comptable général (PCG) a été défini par l'Autorité des Normes Comptables (ANC). Sa structure repose sur 7 classes numérotées, du bilan jusqu'au compte de résultat. Vous voulez savoir comment utiliser le plan comptable général en 2026, quelles obligations légales vous devez respecter ainsi que comment naviguer dans les classes de comptes pour tenir une comptabilité en conformité ? On voit tout ça.
Ce qu'il faut retenir
- Le plan comptable général (PCG) est la norme comptable obligatoire pour toutes les entreprises françaises, codifiée par l'ANC dans le règlement n°2014-03.
- Les 7 classes de comptes (1 à 7) structurent le bilan (classes 1 à 5) et le compte de résultat (classes 6 et 7) avec une nomenclature unique de numéros de comptes.
- Les entreprises doivent tenir un livre-journal, un grand-livre et produire des comptes annuels dans les formes du PCG, avec un dépôt au greffe dans les 7 mois suivant la clôture.
- Le PCG diffère des normes IFRS par son approche basée sur des règles plutôt que des principes, et ne concerne que les comptes sociaux des entreprises françaises.
- Les erreurs les plus fréquentes incluent la confusion entre charges et immobilisations, la mauvaise gestion des comptes de TVA, et l'oubli des comptes de régularisation.
Qu'est-ce que le plan comptable général (PCG) ?
Concrètement, le PCG est la réglementation de normalisation comptable qui s'applique à toutes les entreprises en France. Codifié dans le règlement ANC n°2014-03, il fixe les règles d'évaluation, de tenue de compte ainsi que de présentation des documents financiers.
L'Insee le définit comme « une réglementation de normalisation comptable en France » qui impose des règles à chaque entreprise (source, insee.fr, 2024). Concrètement, on parle d'une nomenclature unique, des comptes numérotés de 1 à 7, ainsi que des principes comptables stricts.
En 2025, l'AMF a publié la recommandation DOC-2025-08. Elle modifie à la fois le plan comptable général (règlement ANC n°2014-03) ainsi que le règlement ANC n°2020-01 qui porte sur les comptes consolidés (source, amf-france.org, octobre 2025). Cette mise à jour concerne surtout les obligations de présentation des comptes annuels. Elle s'ajoute à la réforme du règlement ANC n°2022-06, obligatoire depuis le 1er janvier 2025 : le plan de comptes unique a été ramené d'environ 2 000 à 1 600 comptes, le résultat exceptionnel est réservé aux seuls événements majeurs et inhabituels, et les comptes de transfert de charges (791, 796, 797) sont supprimés.
Quasiment tout le monde est concerné, sociétés commerciales, artisans, auto-entrepreneurs, associations, professions libérales. Seule exception, les entreprises cotées, qui doivent en complément utiliser les normes IFRS pour leurs comptes consolidés.
Les 7 classes de comptes du PCG détaillées
Le plan comptable général organise ses comptes en 7 classes. Chacune est identifiée par un premier chiffre. Voici le détail :
- Classe 1 : Comptes de capitaux : apports des associés, réserves, report à nouveau, résultat de l'exercice, emprunts ainsi que dettes financières. Codes 10 à 19.
- Classe 2 : Comptes d'immobilisations : actifs durables (terrains, constructions, matériel, brevets, fonds commercial). Codes 20 à 29.
- Classe 3 : Comptes de stocks : marchandises, matières premières, produits finis, en-cours de production. Codes 30 à 39.
- Classe 4 : Comptes de tiers : clients (411), fournisseurs (401), comptes de TVA, organismes sociaux ainsi que fiscaux. Codes 40 à 49.
- Classe 5 : Comptes financiers : banques (512), caisse (53), valeurs mobilières de placement. Codes 50 à 59.
- Classe 6 : Comptes de charges : achats (601-609), services extérieurs (611-617), impôts ainsi que taxes (63), frais de personnel (64). Codes 60 à 69.
- Classe 7 : Comptes de produits : ventes de produits finis (701), prestations de services (706), ventes de marchandises (707), produits financiers (76), produits exceptionnels (77). Codes 70 à 79.
Les classes 1 à 5 forment les comptes de bilan, tandis que les classes 6 et 7 sont les comptes de gestion (ceux du compte de résultat). Grâce à cette structure standardisée, un expert-comptable, un banquier voire un inspecteur fiscal peut lire les comptes de n'importe quelle entreprise française. La liste intégrale des comptes (version au 1er janvier 2026) est téléchargeable gratuitement en PDF sur le site de l'ANC. Si vous débutez, notre guide complet des plans comptables détaille chaque sous-compte.
Obligations comptables 2026 pour les entreprises
Toute entreprise commerciale en France doit respecter les obligations du PCG. Le site service-public.fr le rappelle, les opérations doivent être classées par compte ainsi que dans l'ordre de numéro prévu (source, entreprendre.service-public.gouv.fr, 2025).
Les obligations principales :
- Tenir un livre-journal : enregistrement chronologique de toutes les opérations, jour par jour.
- Établir un grand-livre : reprise des infos du livre-journal, classées par compte et dans l'ordre des numéros du PCG.
- Produire les comptes annuels : bilan, compte de résultat ainsi que annexe, dans les formes prévues.
- Archiver les pièces comptables : garder factures, relevés bancaires et contrats pendant 10 ans.
Au-delà de ces points, les sociétés commerciales doivent déposer leurs comptes annuels au greffe du tribunal de commerce dans les 7 mois suivant la clôture de l'exercice. Pour un exercice clos au 31 décembre 2025, le dépôt doit donc intervenir avant le 31 juillet 2026.
Pour les sociétés qui doivent également préparer leur liasse fiscale, il est utile de comprendre comment les comptes du PCG s'articulent avec les formulaires déclaratifs, comme l'explique ce guide complet sur la liasse fiscale.
Les micro-entreprises (auto-entrepreneurs) ont des obligations allégées, un livre-recettes et un registre des achats suffisent. Mais le référentiel reste le PCG pour la codification des opérations.
Comment utiliser le PCG au quotidien
Utiliser le plan comptable général au quotidien repose sur quelques règles simples. Chaque opération économique se traduit en écriture comptable, un compte au débit, un compte au crédit (le principe de la partie double).
Prenons un exemple. Vous achetez une marchandise à 1 000 € HT payée par virement bancaire. L'écriture sera la suivante : débit du compte 607 (achats de marchandises) pour 1 000 €, débit du compte 44566 (TVA déductible) pour 200 €, crédit du compte 512 (banque) pour 1 200 € TTC.
La distinction entre comptes de charges (classe 6) et comptes de produits (classe 7) est fondamentale, les charges font baisser le résultat, les produits le font monter. Pour dégager le bénéfice voire la perte, le compte de résultat compare le total des charges (classe 6) au total des produits (classe 7).
Pour les services, deux comptes posent souvent question. Le compte 604 enregistre les achats d'études ainsi que de prestations directement liées à la production, alors que le compte 611 couvre les sous-traitances générales. La différence ? Le degré d'implication du sous-traitant dans le processus de production.
Un bon logiciel de comptabilité facilite l'application du PCG. Il propose des plans de comptes préparamétrés. Consultez notre guide des logiciels de comptabilisation pour choisir un outil conforme au PCG 2026.
Differences entre PCG et normes IFRS
Le plan comptable général (PCG) est le référentiel français, quand les normes IFRS sont le standard international des groupes cotés en bourse. Les deux cohabitent en France depuis le règlement européen CE n°1606/2002.
Les principales différences :
- Périmètre d'application : le PCG s'impose à toutes les entreprises françaises, là où les IFRS ne concernent que les comptes consolidés des sociétés cotées.
- Approche : le PCG, c'est un référentiel de règles (rule-based), très codifié. À l'inverse, les IFRS sont basés sur des principes (principle-based), avec plus de place au jugement professionnel.
- Évaluation des actifs : le PCG privilégie le coût historique, quand les IFRS autorisent davantage la juste valeur (fair value), surtout pour les instruments financiers.
- Présentation des états financiers : le PCG impose un format de bilan et de compte de résultat réglementé. Côté IFRS, la présentation reste plus libre.
Pour les TPE ainsi que PME, ces différences n'ont aucun impact concret, seules les règles du PCG s'appliquent. Les groupes cotés, eux, doivent produire deux jeux de comptes (PCG pour les comptes sociaux, IFRS pour les comptes consolidés), ce qui complexifie le travail comptable.
Erreurs fréquentes à éviter avec le PCG
Certaines erreurs reviennent régulièrement dans l'application du plan comptable général. Les éviter vous épargnera des relances du comptable ou des contrôles fiscaux.
Confondre les classes de comptes, une charge ne doit jamais figurer dans un compte de bilan. Exemple, l'achat d'un logiciel (immobilisation incorporelle, compte 205) n'a rien à voir avec la location d'un logiciel en SaaS (charge, compte 613). La frontière dépend de la durée d'utilisation, au-delà d'un an, c'est une immobilisation.
Mauvaise utilisation des comptes de TVA, le compte 44566 (TVA déductible sur biens et services) et le compte 44571 (TVA collectée) doivent être soldés lors de la déclaration. Un mauvais lettrage fausse le bilan. Et ça peut entraîner des pénalités.
Oublier les comptes de régularisation, les comptes 486 (charges constatées d'avance) et 487 (produits constatés d'avance) servent à rattacher charges et produits au bon exercice. Si vous les oubliez, le résultat est faussé.
Négliger l'ordre des comptes dans le grand-livre, le PCG impose un classement numérique strict. Les comptes 401 (fournisseurs) doivent précéder les comptes 411 (clients). Les logiciels gèrent ça automatiquement, mais une vérification manuelle en fin d'exercice reste prudente.
Si ces notions vous paraissent complexes, un cabinet comptable compétent peut vous assister pour la mise en place de votre plan de comptes et la production des comptes annuels.
Fiche pratique
| Référentiel légal | Règlement ANC n°2014-03 modifié par le règlement n°2022-06 (novembre 2022) et la recommandation AMF DOC-2025-08 (octobre 2025) |
| Entreprises concernées | Toutes les entreprises françaises : sociétés commerciales, artisans, auto-entrepreneurs, associations |
| Nombre de classes | 7 classes de comptes (1 à 7) |
| Classes de bilan | 1 (capitaux), 2 (immobilisations), 3 (stocks), 4 (tiers), 5 (financiers) |
| Classes de résultat | 6 (charges), 7 (produits) |
| Délai de dépôt des comptes | 7 mois après la clôture de l'exercice |
| Durée de conservation | 10 ans pour les pièces comptables |
| Source officielle | entreprendre.service-public.gouv.fr (2025) |
Sources
- entreprendre.service-public.gouv.fr
- entreprendre.service-public.gouv.fr
- insee.fr
- amf-france.org
- amf-france.org
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil financier personnalisé. Avant toute décision, rapprochez-vous d'un professionnel agréé.
FAQ
C'est quoi le plan comptable général ?
Le plan comptable général (PCG) est le référentiel comptable obligatoire pour toutes les entreprises françaises. Défini par l'Autorité des Normes Comptables (ANC), il organise les comptes en 7 classes numérotées et fixe les règles d'évaluation, de tenue de comptes et de présentation des documents financiers (bilan, compte de résultat, annexe).
Quelles sont les 7 classes du plan comptable général ?
Les 7 classes du PCG : classe 1 (capitaux), classe 2 (immobilisations), classe 3 (stocks), classe 4 (tiers), classe 5 (financiers), classe 6 (charges) et classe 7 (produits). Les classes 1 à 5 sont des comptes de bilan, les 6 et 7 des comptes de résultat.
Quand utiliser 604 et 611 ?
Le compte 604 enregistre les achats d'études et de prestations directement intégrés à la production. Le compte 611 concerne les sous-traitances générales, quand un tiers réalise une partie de la prestation pour le compte de l'entreprise. La distinction repose sur le degré d'implication du sous-traitant dans le processus de production.
Qu'est-ce qu'un plan général ?
Un « plan général » en comptabilité fait référence au plan comptable général (PCG), la nomenclature standardisée des comptes pour les entreprises françaises. À ne pas confondre avec un « plan de comptes », qui est l'extraction personnalisée des comptes du PCG adaptés à une entreprise spécifique.
Différence 701 et 707 ?
Le compte 701 enregistre les ventes de produits finis, c'est-à-dire les biens fabriqués ou transformés par l'entreprise. Le compte 707 enregistre les ventes de marchandises, achetées puis revendues en l'état sans transformation. Le choix dépend donc de l'origine du bien vendu, pas de son montant.
Le PCG est-il obligatoire pour un auto-entrepreneur ?
Oui, même les auto-entrepreneurs. Leurs obligations comptables sont allégées (livre-recettes et registre des achats), mais la codification des opérations doit respecter la nomenclature du PCG. Ils utilisent principalement les comptes 706 (prestations de services) ou 707 (ventes de marchandises) en produits.
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