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Plan comptable 2026 : les 7 classes, les changements

Plan comptable 2026 : découvrez les 7 classes du PCG, les changements du règlement ANC 2014-03 (version janvier 2026) et les ressources PDF/Excel gratuites.

Alexandre GirardAlexandre Girard 14 min de lecture
Plan comptable 2026 : les 7 classes, les changements
Le PLAN COMPTABLE expliqué compte par compte ! (PCMN)

Le plan comptable 2026 correspond à la version consolidée du règlement ANC 2014-03, mise à jour au 1er janvier 2026 et publiée sur anc.gouv.fr. Sa structure reste organisée en 7 classes, des comptes de capitaux jusqu'aux produits. Cette nouvelle version apporte deux évolutions à connaître : la suppression de comptes tombés en désuétude et une reclassification des résultats exceptionnels vers le résultat d'exploitation. Pour une TPE ou un entrepreneur individuel, ces ajustements modifient concrètement la manière d'enregistrer certaines écritures courantes.

En bref

  • Le PCG 2026 n'est pas un plan comptable « nouveau » mais la mise à jour annuelle du règlement ANC 2014-03 au 1er janvier 2026.
  • La reclassification des résultats exceptionnels en charges et produits d'exploitation modifie la lecture du résultat opérationnel des entreprises.
  • Le plan de comptes officiel est téléchargeable gratuitement sur anc.gouv.fr en PDF (1 587,5 Ko) et en format Excel.
  • Une erreur fréquente : imputer une charge d'exploitation dans un compte de bilan (classe 1 à 5), ce qui fausse le résultat comptable.
  • Le plan comptable M57 des collectivités locales est un référentiel distinct du PCG entreprises, ne pas les confondre.

Qu'est-ce que le plan comptable général (PCG) 2026 ?

Le plan comptable général, souvent désigné par l'acronyme PCG, constitue le référentiel normatif que toute entreprise française doit appliquer pour tenir sa comptabilité. Il répertorie l'ensemble des comptes utilisables, leur numérotation et les règles de fonctionnement associées.

Adopté par l'Autorité des normes comptables (ANC), il s'impose aux personnes physiques et morales soumises à l'obligation d'établir des comptes annuels en vertu de l'article L. 123-12 du code de commerce. Une TPE, une SASU, une SARL ou un auto-entrepreneur en régime réel : tous doivent s'y conformer, même si le volume de comptes effectivement utilisé varie selon la taille de l'activité.

La version applicable pour l'exercice comptable ouvert à compter du 1er janvier 2026 est la version consolidée du règlement ANC 2014-03, publiée initialement le 20 décembre 2024 et actualisée le 9 mars 2026 sur anc.gouv.fr. Le document PDF pèse 1 587,5 Ko et un plan de comptes allégé de 284,3 Ko est également disponible. Pour les établissements et services privés sociaux et médico-sociaux, un arrêté du 19 décembre 2025 (JORFTEXT000053174256) précise les adaptations applicables.

📌 Important : le PCG 2026 n'est pas une refonte. C'est une mise à jour annuelle, comme chaque 1er janvier. Les fondamentaux (7 classes, logique débit/crédit, principes de prudence et de continuité d'exploitation) demeurent inchangés.

Définition et rôle du PCG pour les entreprises

Le PCG remplit trois fonctions essentielles. Il normalise la présentation des comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexe) pour assurer la comparabilité entre entreprises. Il fournit le cadre d'enregistrement des opérations courantes, de la facture fournisseur à la déclaration de TVA. Enfin, il sert de base aux obligations fiscales et sociales : la liasse fiscale, les déclarations de TVA et le calcul des cotisations sociales des indépendants s'appuient sur les données issues du plan comptable.

Pour un entrepreneur qui débute, le PCG peut impressionner avec ses milliers de comptes. En pratique, une TPE utilise quotidiennement une trentaine de comptes seulement : le 512 Banque, le 411 Clients, le 401 Fournisseurs, quelques comptes de charges de la classe 6 et de produits de la classe 7. Le reste constitue un réservoir de comptes spécialisés mobilisables en cas de besoin (opérations complexes, consolidation, secteurs réglementés).

Le règlement ANC 2014-03 : texte de référence

Le règlement ANC 2014-03, homologué par un arrêté du 8 septembre 2014, forme l'ossature juridique du plan comptable français. Il a remplacé l'ancien règlement CRC 99-03 du Comité de la réglementation comptable et unifié le corpus normatif sous l'égide de l'ANC.

Ce règlement est mis à jour chaque année pour intégrer les évolutions législatives, les adaptations sectorielles et les corrections techniques. La version consolidée au 1er janvier 2026 est la référence opposable. Un arrêté du 20 février 2026 (JORFTEXT000053524336) a modifié les règles de comptabilité générale de l'État, et un arrêté du 27 mars 2026 (JORFTEXT000053876674) a actualisé les états financiers des groupes d'organismes HLM et SEM. Ces textes sectoriels ne modifient pas le PCG de droit commun mais illustrent la dynamique de mise à jour permanente du cadre comptable français.

Les 7 classes du plan comptable 2026 : structure et logique

Le PCG s'articule autour de 7 classes numérotées de 1 à 7. Cette architecture arborescente obéit à une logique simple : les classes 1 à 5 décrivent le patrimoine de l'entreprise (ce qu'elle possède et ce qu'elle doit), les classes 6 et 7 mesurent sa performance (ce qu'elle dépense et ce qu'elle gagne).

Chaque classe se décompose en comptes à 2, 3 chiffres, puis en subdivisions de plus en plus fines. Le compte 2183 « Matériel informatique », par exemple, se lit : classe 2 (immobilisations), sous-classe 21 (immobilisations corporelles), compte 218 (autres immobilisations corporelles), détail 2183. Cette granularité permet de suivre avec précision l'évolution de chaque poste.

Pour le plan comptable général applicable aux entreprises, la ventilation entre bilan et compte de résultat est la clé de lecture fondamentale. Elle détermine la nature et le traitement comptable de chaque opération.

Classes 1 à 5 : les comptes de bilan

Les cinq premières classes décrivent la situation patrimoniale de l'entreprise à une date donnée :

  • Classe 1 : Capitaux propres, emprunts et dettes assimilées : capital social, réserves, report à nouveau, subventions d'investissement, emprunts bancaires.
  • Classe 2 : Immobilisations : incorporelles (fonds commercial, logiciels), corporelles (terrains, constructions, matériel), financières (titres de participation, prêts).
  • Classe 3 : Stocks et en-cours : matières premières, marchandises, produits finis.
  • Classe 4 : Comptes de tiers : fournisseurs, clients, personnel, organismes sociaux, État (TVA).
  • Classe 5 : Comptes financiers : banque, caisse, valeurs mobilières de placement.

Ces comptes de bilan fonctionnent selon la logique de l'inventaire : leur solde à la clôture de l'exercice est reporté à l'ouverture de l'exercice suivant. Le bilan de comptabilité en est la traduction synthétique, avec l'actif (classes 2, 3, 4, 5) et le passif (classe 1 et dettes classe 4).

Classes 6 et 7 : charges et produits d'exploitation

Les classes 6 et 7 forment les comptes de gestion. Leur particularité : elles sont soldées en fin d'exercice pour déterminer le résultat : elles repartent à zéro le 1er janvier suivant, contrairement aux comptes de bilan.

  • Classe 6 : Charges : achats de matières premières et approvisionnements (60), autres achats et charges externes (61), impôts et taxes (63), charges de personnel (64), dotations aux amortissements (68).
  • Classe 7 : Produits : ventes de marchandises (707), production vendue (701), subventions d'exploitation (74), reprises sur provisions (78).

L'évolution majeure de 2026 concerne ces deux classes : certains comptes auparavant classés en charges et produits exceptionnels (comptes 67 et 77) sont désormais intégrés dans les comptes 6 et 7 d'exploitation. Une pénalité contractuelle autrefois comptabilisée en 671 « Charges exceptionnelles sur opérations de gestion » bascule, par exemple, en 658 « Charges de gestion courante ». Ce changement modifie la lecture du résultat d'exploitation, qui devient un indicateur plus englobant de la performance opérationnelle.

Nouveautés et changements du plan comptable 2026

La version 2026 du PCG n'est pas une révolution comptable, mais elle intègre deux évolutions notables qui impactent concrètement les pratiques d'enregistrement. Tout entrepreneur qui établit sa comptabilité en interne gagne à les connaître, sous peine d'erreurs de classement aux conséquences fiscales mesurables.

L'ANC procède chaque année à un toilettage du plan de comptes. Des comptes tombent en désuétude, d'autres sont créés pour refléter de nouvelles réalités économiques. La version 2026 poursuit ce travail de simplification, dans la continuité des exercices précédents. Le détail des comptes supprimés relève de l'analyse technique fine : mieux vaut s'y référer directement dans le plan de comptes officiel de 284,3 Ko publié sur anc.gouv.fr, ou consulter son cabinet comptable pour les implications propres à son activité.

Suppression de comptes et reclassification des résultats exceptionnels

Le mouvement de fond engagé depuis plusieurs exercices par l'ANC consiste à réduire le périmètre du résultat exceptionnel au profit du résultat d'exploitation. La logique : une charge ou un produit lié à l'activité ordinaire de l'entreprise, même s'il présente un caractère inhabituel, relève de l'exploitation et non de l'exceptionnel.

L'arrêté du 20 février 2026 portant modification des règles de comptabilité générale de l'État (JORFTEXT000053524336) illustre cette dynamique, bien qu'il concerne spécifiquement la comptabilité publique. Pour les entreprises de droit privé, c'est le règlement ANC 2014-03 consolidé au 1er janvier 2026 qui fait foi. Selon les informations disponibles, la reclassification touche en particulier les pénalités de résiliation de contrats fournisseurs, certaines indemnités et des charges liées à des restructurations de faible ampleur, désormais enregistrées en charges d'exploitation et non plus en charges exceptionnelles.

Un arrêté distinct du 27 mars 2026 (JORFTEXT000053876674) a actualisé les documents annuels des groupes d'organismes HLM et SEM, sans incidence sur le PCG de droit commun.

Impact pour les TPE et auto-entrepreneurs

Un auto-entrepreneur en régime micro-BNC ne tient pas de comptabilité d'engagement complète : il enregistre ses recettes et ses dépenses sur un livre-journal. Il n'est donc pas directement concerné par les changements du PCG, sauf s'il bascule en régime réel.

Pour une TPE en BIC réel ou une société à l'IS, l'impact est réel mais mesuré. Prenons l'exemple d'une SARL de conseil qui résilie un contrat de location de matériel informatique avec une pénalité de 2 000 €. Avant 2026, cette somme était comptabilisée en compte 671 « Charges exceptionnelles sur opérations de gestion ». Dans le PCG 2026, elle doit figurer en compte 658 « Charges de gestion courante » et vient grever le résultat d'exploitation.

La conséquence : le résultat d'exploitation baisse de 2 000 € par rapport à l'ancienne méthode, tandis que le résultat exceptionnel augmente mécaniquement (il n'est plus amputé de cette charge). Pour l'analyste ou le banquier qui examine les comptes, la performance opérationnelle semble dégradée alors que la charge est strictement identique. Ce changement de lecture est à anticiper lors de la présentation des comptes annuels.

Plan comptable 2026 gratuit : où télécharger le PCG en PDF et Excel ?

Le PCG 2026 est accessible gratuitement et sans inscription sur le site de l'ANC. Plusieurs formats existent selon le besoin : consultation ponctuelle, édition de référence, ou intégration dans un logiciel de gestion.

Le téléchargement direct depuis anc.gouv.fr reste la source la plus fiable : toute version hébergée sur un site tiers peut être obsolète ou incomplète. L'ANC publie également régulièrement des notes de présentation et des guides d'application sectoriels, utiles pour approfondir un point technique.

L'ensemble des plans comptables sectoriels et spécialisés (assurance, banque, secteur public) suit la même logique de publication sur les sites des autorités compétentes.

PDF officiel ANC : le document de référence

Le document principal, intitulé « Plan comptable général : Règlement ANC 2014-03 (Version 2026) », pèse 1 587,5 Ko et contient l'intégralité du règlement consolidé : cadre comptable, définitions, règles de fonctionnement des comptes, modèles d'états financiers.

Un second fichier, le « Plan de comptes » de 284,3 Ko, se concentre sur la liste brute des comptes avec leurs intitulés, sans les commentaires. Il est plus maniable pour une recherche rapide de numéro de compte.

Ces deux documents ont été publiés le 20 décembre 2024 et actualisés le 9 mars 2026 sur anc.gouv.fr. Leur téléchargement est immédiat, sans formulaire ni authentification.

Formats Excel et outils en ligne pour les entrepreneurs

Pour intégrer le plan comptable dans un logiciel de facturation ou un tableur, le format Excel est le plus adapté. Il permet de filtrer les comptes par classe, de rechercher un intitulé, et d'importer uniquement les comptes utiles à l'activité.

Des outils en ligne gratuits comme plancomptable.com ou compta-online.com proposent des moteurs de recherche de comptes. Leur avantage : la recherche par numéro ou par mot-clé, et l'accès immédiat sans téléchargement. Le PCG officiel ANC reste néanmoins la référence à consulter en cas de doute sur un intitulé ou une règle de fonctionnement.

Cas pratique : comment enregistrer une charge après la reclassification 2026 ?

Prenons le cas concret d'une entreprise de e-commerce qui résilie son contrat de prestation logistique en mars 2026. La clause de résiliation anticipée prévoit une indemnité de 3 500 € HT. L'écriture comptable diffère selon le référentiel appliqué.

Avant 2026 : écriture en résultat exceptionnel

Sous l'ancienne version du PCG, la pénalité de résiliation était traitée comme une charge exceptionnelle. L'écriture type :

  • Débit du compte 6718 « Autres charges exceptionnelles sur opérations de gestion » : 3 500 €
  • Crédit du compte 401 « Fournisseurs » : 3 500 €

Au compte de résultat, cette somme figurait après le résultat d'exploitation, dans une rubrique « Résultat exceptionnel » distincte. L'analyste pouvait ainsi isoler les charges récurrentes des charges ponctuelles. Le résultat d'exploitation restait protégé de cet aléa contractuel.

Après 2026 : reclassification en charge d'exploitation

Avec le PCG 2026, cette même pénalité bascule en charge d'exploitation :

  • Débit du compte 658 « Charges de gestion courante » : 3 500 €
  • Crédit du compte 401 « Fournisseurs » : 3 500 €

Le résultat d'exploitation est désormais impacté de 3 500 €. Pour une TPE dont le résultat d'exploitation annuel avoisine 50 000 €, cela représente une baisse de 7 % : significatif pour un banquier qui examine la rentabilité opérationnelle. En pratique, ce changement comptable n'affecte ni la trésorerie, ni le résultat net global (la charge reste la même), mais il en modifie la présentation. Lors de la clôture de l'exercice, l'expert-comptable devra probablement commenter cette variation dans l'annexe des comptes annuels pour éviter toute interprétation erronée.

Erreur courante : confondre compte de bilan et compte de gestion

L'erreur la plus fréquente chez les TPE qui tiennent leur comptabilité sans accompagnement professionnel consiste à imputer une opération dans une classe inappropriée. Le piège classique : enregistrer une facture d'achat de fournitures (charge, classe 6) dans le compte 218 « Immobilisations corporelles » (bilan, classe 2).

La conséquence est double. Au bilan, l'actif est surévalué d'un montant qui ne correspond à aucun bien durable. Au compte de résultat, la charge correspondante n'est pas comptabilisée, ce qui gonfle artificiellement le résultat : et majore l'impôt sur les sociétés ou l'impôt sur le revenu.

L'erreur inverse existe aussi : passer une acquisition d'ordinateur à 2 500 € HT en charge (compte 606 « Fournitures administratives ») au lieu de l'immobiliser (compte 2183). Ici, le résultat est minoré à tort, et l'entreprise perd la possibilité d'amortir le bien sur plusieurs exercices.

La règle mnémotechnique : tout ce qui est consommé dans l'année ou lié à un service ponctuel = classe 6 (charge). Tout ce qui a une durée de vie supérieure à un an = classe 2 (immobilisation). En cas de doute, un bilan comptable correctement établi révèle immédiatement ces anomalies de classement.

⚠️ Attention : une imputation erronée peut entraîner un redressement lors d'un contrôle fiscal. L'administration fiscale s'appuie sur le plan comptable pour qualifier les opérations et appliquer les règles de déductibilité. Le BOFiP a d'ailleurs précisé, dans une actualité du 22 avril 2026 (ACTU-2026-00079), les produits et charges à prendre en compte pour le calcul de la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).

Plan comptable M57 2026 : spécificités pour les collectivités locales

Le plan comptable M57 est un référentiel distinct du PCG. Il s'applique aux collectivités territoriales (communes, départements, régions) et à leurs établissements publics, pas aux entreprises privées.

Fondé sur une comptabilité en droits constatés avec amortissement et provisions obligatoires, le M57 a été généralisé par l'arrêté du 18 décembre 2023 et s'est substitué aux anciennes instructions M14, M52, M61 et M71. La situation mensuelle comptable des collectivités locales n°45, publiée le 3 août 2026 sur impots.gouv.fr, atteste de l'application continue de ce référentiel au 30 juin 2026.

Pour 2026, aucun texte de refonte majeure du M57 n'a été identifié dans les sources disponibles. Le cadre budgétaire et comptable reste celui des exercices précédents, avec une comptabilité par nature et par fonction. Un entrepreneur qui travaille avec une collectivité locale doit savoir que celle-ci ne suit pas le PCG : les délais de paiement, les règles d'engagement des dépenses et les pièces justificatives exigées obéissent à la logique de la comptabilité publique, différente de la comptabilité privée.

Sources

Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.

FAQ

Quel est le nouveau plan de comptes pour 2026 ?

Le plan de comptes en vigueur au 1er janvier 2026 est la version consolidée du règlement ANC 2014-03, publiée le 20 décembre 2024 et mise à jour le 9 mars 2026 sur anc.gouv.fr. Contrairement à une idée répandue, il ne s'agit pas d'un « nouveau » plan comptable mais d'une mise à jour annuelle du PCG existant, qui intègre des suppressions de comptes obsolètes et des reclassifications : notamment le transfert de certains résultats exceptionnels vers les résultats d'exploitation.

Qu'est-ce qui change dans le nouveau plan comptable ?

Deux évolutions structurelles marquent la version 2026 du PCG. D'une part, la suppression de comptes devenus obsolètes dans plusieurs classes. D'autre part, une reclassification comptable qui transfère certaines charges et produits auparavant enregistrés en résultat exceptionnel (classe 67/77) vers le résultat d'exploitation, modifiant la lecture de la performance opérationnelle de l'entreprise. Un arrêté du 20 février 2026 (JORFTEXT000053524336) a également modifié les règles de comptabilité générale de l'État.

Quel est le dernier PCG en vigueur ?

Le dernier PCG en vigueur est la version consolidée du règlement ANC 2014-03, mise à jour au 1er janvier 2026 et publiée sur anc.gouv.fr (dernière actualisation le 9 mars 2026). Ce document de référence, d'un poids de 1 587,5 Ko en PDF, constitue la norme comptable obligatoire pour toutes les personnes physiques ou morales soumises à l'obligation légale d'établir des comptes annuels, en application de l'article L. 123-12 du code de commerce.

Quelles sont les nouveautés du plan comptable M57 pour 2026 ?

Le plan comptable M57, qui régit la comptabilité des collectivités territoriales et de leurs établissements publics, est un référentiel distinct du PCG applicable aux entreprises privées. Pour 2026, les données disponibles via impots.gouv.fr (situation mensuelle comptable des collectivités locales n°45, publiée le 3 août 2026) montrent une continuité dans l'application de l'instruction budgétaire et comptable M57, sans refonte majeure signalée. Ce référentiel demeure fondé sur une comptabilité en droits constatés, avec amortissement et provisions obligatoires.