Mentions obligatoires sur une facture auto-entrepreneur : ce que la loi exige
Quelles mentions obligatoires sur une facture auto-entrepreneur en 2026 ? Liste complète, cas pratique et nouveautés réforme e-facture. Conformez-vous dès


En 2026, une facture d'auto-entrepreneur doit comporter des mentions clés : identité des parties, numéro SIREN, mention "EI", date, numéro de facture, et la formule « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». À partir de septembre 2026, s'ajoutent le SIREN du client et la nature de la transaction.
Établir une facture conforme est une obligation fondamentale pour tout auto-entrepreneur. En 2026, la liste des mentions obligatoires sur une facture d'auto-entrepreneur s'allonge avec la réforme de la facturation électronique. Au-delà des informations classiques comme l'identité des parties ou la description de la prestation, des éléments spécifiques comme la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » et l'ajout de « EI » à votre nom sont cruciaux. Dès septembre 2026, de nouvelles données, telles que le SIREN de votre client, deviendront également impératives. Ce guide détaille l'ensemble de vos obligations pour sécuriser votre facturation.
Anticipez ces évolutions pour votre entreprise, notamment les changements clés à venir en 2026 pour les auto-entrepreneurs.
Anticipez ces évolutions pour votre entreprise, notamment les changements majeurs à anticiper en 2026 pour les auto-entrepreneurs.
Pour les auto-entrepreneurs, il est essentiel de se tenir informé des changements à venir, notamment concernant les seuils de TVA auto-entrepreneur en 2026.
Pour les auto-entrepreneurs, ces nouvelles réglementations imposent d'anticiper les changements de 2026 afin de rester conforme.
Pourquoi les mentions obligatoires sur une facture auto-entrepreneur sont-elles encadrées par la loi ?
La facture est bien plus qu'une simple demande de paiement. Pour l'administration fiscale et les instances juridiques, elle constitue une pièce comptable, fiscale et commerciale qui prouve l'existence d'une opération. Son formalisme strict permet de garantir la transparence des transactions, de justifier la comptabilité de l'entreprise et d'asseoir les droits et obligations de chaque partie, notamment en matière de collecte de la TVA et de délais de paiement. Le régime de la micro-entreprise, malgré sa simplicité administrative, ne déroge pas à cette règle. Chaque document émis doit respecter les exigences du Code de commerce et du Code général des impôts pour être considéré comme valable.
Une facture en bonne et due forme est votre meilleure protection en cas de litige commercial, d'impayé ou de contrôle fiscal. Elle matérialise le contrat entre vous et votre client. En cas de non-paiement, une facture correctement établie est indispensable pour engager une procédure de recouvrement. Inversement, pour votre client, elle est le document qui lui permet de justifier une charge dans sa propre comptabilité. L'administration fiscale s'appuie sur la conformité des factures pour vérifier le chiffre d'affaires déclaré et le bon respect des règles, notamment celles relatives à la franchise de TVA. négliger ces mentions, c'est donc prendre un risque juridique et financier.
Valeur juridique de la facture
Une facture n'est pas un simple document informatif, elle possède une valeur juridique contraignante. Elle officialise la créance que vous détenez sur votre client et formalise les conditions de la vente ou de la prestation de service. En cas de litige, c'est la première pièce examinée par un tribunal de commerce pour déterminer les obligations de chacun : qui doit quoi, pour quel montant et selon quel échéancier. Elle sert de preuve fondamentale pour toute action en recouvrement de créances. Sans une facture conforme, faire valoir vos droits devient complexe, voire impossible. Elle constitue également un justificatif comptable essentiel, tant pour vous que pour votre client, et un document de base pour le calcul des impôts et des cotisations sociales.
Risques en cas de mention absente ou erronée
Omettre une mention obligatoire ou y inscrire une information erronée n'est pas anodin. L'administration fiscale peut appliquer une amende de 15 € par mention manquante ou inexacte pour chaque facture concernée. Ce montant peut sembler faible, mais il est multiplicatif et peut rapidement représenter une somme importante si l'erreur est systématique. Le montant total des amendes est cependant plafonné à 25 % du montant total de la facture. Au-delà du risque fiscal, une facture non conforme fragilise votre position en cas d'impayé. Un client de mauvaise foi pourrait s'en prévaloir pour contester la validité de votre créance et retarder ou refuser le paiement. Il est donc primordial de vérifier chaque document avant envoi.
Liste complète des mentions obligatoires communes à toutes les factures
Avant de s'attarder sur les spécificités du régime micro-entrepreneur, il est essentiel de maîtriser le socle commun des mentions requises sur n'importe quelle facture professionnelle en France. Ces informations, définies par le Code de commerce, visent à identifier clairement les parties, la nature de la transaction et les conditions de règlement. Elles constituent la base de toute facturation légale, que vous soyez une multinationale ou un entrepreneur individuel. Cette liste est exhaustive et chaque élément a son importance. Il est recommandé de créer un modèle de facture intégrant tous ces champs pour n'en oublier aucun lors de vos futures émissions. La rigueur sur ces points fondamentaux est un gage de professionnalisme et de sécurité juridique.
Informations sur le vendeur (auto-entrepreneur)
L'identification de votre micro-entreprise est la première étape.
- Votre Nom et Prénom, suivis impérativement de la mention « Entrepreneur Individuel » ou « EI », comme l'exige le statut unique depuis 2022 (source : economie.gouv.fr).
- L'adresse de votre siège social (généralement votre domicile).
- Votre numéro SIREN : cet identifiant à 9 chiffres, fourni par l'INSEE lors de votre immatriculation, est une mention obligatoire sur les factures (source : entreprendre.service-public.gouv.fr) et doit figurer distinctement.
- Votre numéro de téléphone et votre adresse e-mail sont recommandés pour faciliter le contact.
Informations sur le client
Votre client doit également être clairement identifiable, surtout s'il s'agit d'un professionnel.
- Nom et Prénom pour un particulier, ou Dénomination sociale pour une entreprise.
- Adresse du client (ou son siège social s'il s'agit d'une société).
- Adresse de facturation, si elle est différente de l'adresse du client.
- Adresse de livraison (si applicable), qui deviendra une mention obligatoire pour tous dès septembre 2026.
- Numéro SIREN du client professionnel : c'est l'une des nouveautés majeures de la réforme 2026.
Données de la transaction
Le cœur de la facture doit décrire précisément ce qui a été vendu ou réalisé.
- Numéro de facture : il doit être unique et suivre une séquence chronologique continue (ex: 2026-001, 2026-002...). Aucune rupture ou réutilisation de numéro n'est autorisée.
- Date d’émission de la facture.
- Date de la vente ou de la fin de la prestation de service.
- Désignation précise de chaque produit vendu ou prestation réalisée. Soyez clair pour éviter toute ambiguïté.
- Décompte détaillé : pour chaque ligne, indiquez la quantité (ex: nombre de jours, d'heures, d'unités) et le prix unitaire hors taxes (HT).
- Total à payer HT.
- Mention relative à la TVA : pour un auto-entrepreneur, il s'agira de la mention d'exonération.
- Montant total à payer.
Conditions de paiement et pénalités
Cette partie encadre les modalités financières et prévient les retards de paiement.
- Date ou délai de paiement : indiquez clairement la date d'échéance (ex: "Paiement à 30 jours date de facture" ou "Paiement dû le JJ/MM/AAAA"). À défaut, le paiement est considéré comme dû au comptant.
- Taux des pénalités de retard : il est obligatoire d'indiquer le taux applicable en cas de non-paiement à l'échéance. Ce taux ne peut être inférieur à trois fois le taux d'intérêt légal.
- Indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement : pour les clients professionnels, la mention d'une indemnité de 40 € due en cas de retard de paiement est obligatoire. La phrase type est : « En cas de retard de paiement, une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement de 40 € sera due (décret n°2012-1115 du 2 octobre 2012) ».
L'essentiel
- Une facture d'auto-entrepreneur doit obligatoirement comporter la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ».
- La mention « Entrepreneur Individuel » ou « EI » doit impérativement précéder ou suivre votre nom.
- À partir du 1er septembre 2026, quatre nouvelles mentions deviennent obligatoires, dont le numéro SIREN du client.
- Toute facture doit avoir un numéro unique, basé sur une séquence chronologique continue et sans rupture.
- L'oubli d'une mention obligatoire peut entraîner une amende fiscale de 15 € par information manquante.
Mentions spécifiques à l'auto-entrepreneur : ce qui vous distingue
Au-delà du tronc commun, le statut de micro-entrepreneur impose des mentions spécifiques qui reflètent les particularités de son régime fiscal et juridique. Ces éléments sont cruciaux car ils informent vos clients et l'administration de votre situation, notamment concernant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). L'oubli de ces mentions spécifiques est l'une des erreurs les plus courantes et peut entraîner des complications, par exemple si un client professionnel cherche à récupérer une TVA qui n'a pas été facturée. Comprendre et appliquer correctement ces règles est donc une étape non négociable pour sécuriser votre activité. Cela démontre également votre connaissance de vos obligations et renforce la confiance de vos clients. Vous pouvez en apprendre davantage sur les seuils de TVA applicables à l'auto-entrepreneur pour mieux cerner ces enjeux.
Cette approche est essentielle pour la facturation sans TVA et pour comprendre les obligations fiscales des micro-entrepreneurs.
Ces éléments sont primordiaux, particulièrement pour la gestion de la facturation avec TVA.
Pour les auto-entrepreneurs, la TVA non applicable art 293B du CGI est une spécificité à bien maîtriser.
La mention franchise de TVA : texte exact à reproduire
Tant que votre chiffre d'affaires ne dépasse pas les seuils légaux (77 700 € pour les prestations de services en 2026), vous bénéficiez de la franchise en base de TVA. Cela signifie que vous ne facturez pas la TVA à vos clients. Pour que cela soit valable, vous devez impérativement l'indiquer sur chaque facture. La seule formulation légalement reconnue et à reproduire mot pour mot est la suivante : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Cette mention doit figurer de manière claire et lisible, généralement près du total à payer. Elle justifie pourquoi aucun taux de TVA n'est appliqué et pourquoi les montants HT et "net à payer" sont identiques. Son absence pourrait laisser penser à une erreur et inciter l'administration à requalifier l'opération.
Cette mention est cruciale et définit les seuils de TVA de l'auto-entrepreneur pour 2026.
La mention EI : où et comment la placer
Depuis l'entrée en vigueur du statut unique de l'entrepreneur individuel, tous les entrepreneurs exerçant en nom propre, y compris les micro-entrepreneurs, doivent ajouter une mention spécifique sur leurs documents professionnels. Vous devez obligatoirement faire figurer la mention « Entrepreneur Individuel » ou son abréviation « EI » sur vos factures, devis, contrats, et même sur l'intitulé de votre compte bancaire professionnel. Cette mention doit être placée immédiatement avant ou après votre nom et prénom. Par exemple : "Jean Dupont EI" ou "Entrepreneur Individuel Jean Dupont". Selon economie.gouv.fr (2024), cette obligation vise à mieux distinguer le patrimoine professionnel du patrimoine personnel.
Cas pratique : exemple de facture auto-entrepreneur complète et conforme
Pour illustrer concrètement, voici un exemple de facture complète pour une prestation de services fictive.
EXEMPLE DE FACTURE CONFORME
DUPONT Jean (EI) Entrepreneur Individuel 15 rue de la Liberté 75001 Paris Tél : 06 00 00 00 00 Email : [email protected] SIREN : 987 654 321
Facture n° 2026-042 Date d'émission : 17/08/2026
Client : Société ABC 22 avenue des Champs-Élysées 75008 Paris SIREN : 123 456 789
Objet : Prestation de conseil en marketing digital Date de la prestation : du 01/08/2026 au 15/08/2026
Désignation Quantité Prix Unitaire HT Total HT Mission de conseil stratégique 5 j 400,00 € 2 000,00 € Création de contenus 1 500,00 € 500,00 € Total HT : 2 500,00 €
TVA non applicable, art. 293 B du CGI
Net à payer : 2 500,00 €
Conditions de paiement : Paiement à réception de facture. Taux des pénalités de retard : 12 %. En cas de retard de paiement, une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement de 40 € sera due.
Les 4 nouvelles mentions obligatoires à partir du 1er septembre 2026
La transition vers la facturation électronique, qui concerne plus de 10 millions d'acteurs économiques en France selon Boursorama (juillet 2026), s'accompagne de nouvelles exigences. À partir du 1er septembre 2026, quatre nouvelles mentions deviendront obligatoires sur toutes les factures échangées entre professionnels. Cette mesure vise à standardiser les informations et à faciliter les traitements automatisés par l'administration fiscale dans le cadre de la lutte contre la fraude à la TVA. L'objectif est de préparer le terrain pour la généralisation de l'e-invoicing et de l'e-reporting. Ces nouvelles obligations s'appliquent à tous, y compris aux auto-entrepreneurs, dès lors qu'ils facturent à des clients professionnels. Il est donc crucial de les intégrer à vos modèles de facture dès maintenant pour être prêt.
Bien comprendre la facturation en comptabilité est devenu un impératif pour tous les professionnels.
Pour aller plus loin, n'hésitez pas à consulter notre guide complet sur la facturation et la TVA : obligations et seuils en 2026.
C'est un des aspects essentiels de la facturation en comptabilité.
Détail des 4 nouvelles mentions
Selon les informations confirmées par economie.gouv.fr (2026), les quatre mentions à ajouter sont les suivantes :
- Le numéro SIREN du client : Jusqu'à présent, seul le SIREN du vendeur était impératif. Cette nouvelle règle impose d'identifier formellement le client professionnel.
- L'adresse de livraison des biens, si elle est différente de l'adresse du client. Cette information devient systématique lorsqu'elle est pertinente pour la transaction.
- La catégorie de l'opération : Il faudra préciser s'il s'agit d'une "prestation de services", d'une "livraison de biens" ou d'une opération "mixte".
- L'option pour le paiement de la TVA d'après les débits, si le prestataire a choisi cette option. Bien que moins fréquente pour les auto-entrepreneurs, cette mention est à connaître.
Calendrier d'application selon la taille de l'entreprise
Le déploiement de la réforme est progressif. Le calendrier officiel, rappelé par des sources comme la Caisse d'Épargne (avril 2024), prévoit une mise en application en plusieurs temps.
- Dès le 1er septembre 2026 : Toutes les entreprises, y compris les micro-entreprises, auront l'obligation de pouvoir recevoir les factures au format électronique.
- À partir du 1er septembre 2026 : Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) devront émettre leurs factures au format électronique et y inclure les 4 nouvelles mentions.
- La date d'obligation d'émission pour les PME et micro-entreprises sera fixée ultérieurement, mais l'ajout des mentions sur les factures papier ou PDF reste une bonne pratique à adopter au plus vite.
Concrètement, même si vous n'émettez pas encore au format électronique structuré, vos clients plus grands, eux, devront recevoir des factures conformes. Il est donc dans votre intérêt de vous aligner dès septembre 2026.
Erreur courante : « ces mentions ne me concernent pas en franchise de TVA »
⚠️ Attention : L'erreur la plus fréquente est de penser que ces nouvelles mentions, très liées à la TVA, ne concernent pas les auto-entrepreneurs en franchise en base. C'est faux.
Même si vous n'êtes pas redevable de la TVA, l'administration fiscale a besoin de tracer l'ensemble des flux économiques entre professionnels. Le numéro SIREN de votre client, par exemple, est essentiel pour le pré-remplissage des déclarations de TVA de ce dernier. De même, la nature de la transaction (biens ou services) est une donnée statistique et de contrôle importante. Ignorer ces mentions sur vos factures à destination de clients professionnels pourrait entraîner le rejet de vos factures par leurs services comptables, bloquant ainsi vos paiements. Vous devez donc les intégrer, car elles s'appliquent à la facture elle-même, quel que soit votre régime de TVA. Pour plus de détails sur ce point, consultez notre guide sur la facturation électronique auto-entrepreneur en franchise de TVA.
Se tenir informé est crucial pour naviguer les obligations de facturation et TVA en tant qu'auto-entrepreneur.
Facturation électronique et auto-entrepreneur : ce qui change concrètement
La réforme de la facturation électronique, effective au 1er septembre 2026, va transformer en profondeur la manière dont les auto-entrepreneurs gèrent leurs factures. L'ère du simple fichier PDF ou de la facture papier envoyée par la poste touche à sa fin pour les transactions entre professionnels. L'objectif de l'État est clair : lutter contre la fraude à la TVA, simplifier les obligations déclaratives et améliorer la connaissance de l'activité économique en temps réel. Pour l'auto-entrepreneur, cela implique une transition vers des outils numériques spécifiques et l'adoption de nouveaux formats de factures standardisés. Anticiper ce changement est essentiel pour ne pas être pris au dépourvu et pour maintenir de bonnes relations commerciales avec vos clients, qui seront eux aussi soumis à ces nouvelles règles. Pour une vue d'ensemble, notre guide facturation électronique 2026 pour l'auto-entrepreneur est une ressource incontournable.
Qu'est-ce qu'une plateforme agréée (PDP) ?
Pour émettre ou recevoir des factures électroniques conformes, il ne suffira plus d'utiliser un simple logiciel de traitement de texte. Vous devrez passer par une plateforme certifiée. Deux options s'offriront à vous :
- Le Portail Public de Facturation (PPF) : Il s'agira de la solution gratuite mise à disposition par l'État. Elle offrira les services de base pour créer, envoyer, recevoir et archiver les factures conformes.
- Les Plateformes de Dématérialisation Partenaires (PDP) : Ce sont des prestataires privés (éditeurs de logiciels, banques...) immatriculés par l'administration fiscale. Elles proposeront des services à valeur ajoutée en plus du socle obligatoire : intégration comptable, suivi des paiements, tableaux de bord, etc. Leur utilisation sera payante.
Le choix dépendra de votre volume de facturation et de vos besoins en matière de gestion.
Formats électroniques reconnus
Une "facture électronique" au sens de la réforme n'est pas un simple PDF. Il s'agit d'un fichier de données structurées qui peut être lu et traité automatiquement par une machine. Selon des sources comme le Crédit Agricole (août 2025), les formats qui seront acceptés par le Portail Public de Facturation sont des standards internationaux.
- UBL (Universal Business Language) : Un format XML très complet et largement utilisé.
- CII (Cross Industry Invoice) : Un autre standard XML, promu notamment par les Nations Unies.
- Factur-X : Un format mixte qui combine un fichier PDF lisible par l'humain et un fichier de données XML attaché. C'est probablement le format qui se démocratisera le plus pour les petites entreprises en raison de sa simplicité d'usage.
Votre logiciel de facturation ou votre PDP se chargera de générer ces formats pour vous. L'enjeu est de choisir un outil compatible.
Ce que l'auto-entrepreneur doit anticiper avant septembre 2026
Septembre 2026 peut sembler lointain, mais la transition demande de l'organisation. Voici les actions à entreprendre dès que possible :
- Mettre à jour vos fiches clients : Collectez dès maintenant le numéro SIREN de tous vos clients professionnels. Vous en aurez besoin pour les nouvelles mentions obligatoires.
- Vérifier vos outils actuels : Votre logiciel de facturation actuel sera-t-il compatible avec la réforme ? Contactez l'éditeur pour savoir s'il prévoit de devenir une PDP ou de se connecter au PPF.
- Commencer à se renseigner : Suivez les actualités sur le portail impots.gouv.fr et commencez à comparer les futures offres des PDP pour évaluer celle qui correspondra le mieux à votre activité et à votre budget.
- Mettre à jour vos modèles : Intégrez sans attendre les 4 nouvelles mentions obligatoires dans vos modèles de factures actuels pour prendre les bonnes habitudes.
Checklist pratique : vérifiez votre facture avant envoi
Pour vous assurer que chaque facture envoyée est parfaitement conforme, utilisez cette checklist récapitulative. Avant chaque envoi, une vérification rapide peut vous éviter des amendes ou des litiges avec vos clients. Pensez également à vos obligations de conservation : vous devez archiver vos factures (et leurs doubles) pendant 10 ans. Cette conservation doit garantir leur intégrité et leur lisibilité. De plus, n'oubliez pas de tenir un livre des recettes qui enregistre chronologiquement toutes vos rentrées d'argent, en mentionnant l'identité du client, la date, le montant et le mode de paiement, comme le précise entreprendre.service-public.gouv.fr. Ces règles de comptabilité et facturation en 2026 sont le socle d'une gestion saine.
Checklist des mentions obligatoires 2026 :
- Votre identité :
- [ ] Nom et Prénom
- [ ] Mention « Entrepreneur Individuel » ou « EI »
- [ ] Adresse du siège social
- [ ] Numéro SIREN
- Identité du client :
- [ ] Nom / Dénomination sociale
- [ ] Adresse du client
- [ ] Numéro SIREN du client (si professionnel) - Obligatoire dès 09/2026
- [ ] Adresse de livraison (si différente) - Obligatoire dès 09/2026
- Détails de la facture :
- [ ] Mention « Facture »
- [ ] Numéro de facture (unique, séquentiel)
- [ ] Date d’émission
- [ ] Date de la prestation / vente
- Contenu de la prestation :
- [ ] Description détaillée de chaque ligne (produit/service)
- [ ] Quantité
- [ ] Prix unitaire HT
- [ ] Total par ligne HT
- Montants et TVA :
- [ ] Total HT
- [ ] Mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI »
- [ ] Total Net à Payer
- Conditions de paiement :
- [ ] Date ou délai de paiement
- [ ] Taux des pénalités de retard
- [ ] Mention de l'indemnité forfaitaire de 40 € (pour clients pro)
- Nouvelles mentions (dès 09/2026) :
- [ ] Catégorie de la transaction (Biens / Services / Mixte)
- [ ] Option de paiement de la TVA sur les débits (si applicable)
Sources
- entreprendre.service-public.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- impots.gouv.fr
- entreprendre.service-public.gouv.fr
- entreprendre.service-public.gouv.fr
- boursorama.com
- caisse-epargne.fr
Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.
FAQ
Quelles sont les mentions obligatoires sur une facture d'auto-entrepreneur ?
En 2026, une facture d'auto-entrepreneur doit inclure : l'identité du vendeur (nom, EI, SIREN, adresse), l'identité du client, la date d'émission, un numéro de facture unique et séquentiel, la description de la prestation, les montants HT et la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». S'ajoutent les conditions de paiement et, dès septembre 2026, le SIREN du client et la nature de la transaction.
Quelle mention TVA mettre sur une facture auto-entrepreneur ?
En tant qu'auto-entrepreneur bénéficiant de la franchise en base de TVA, vous devez inscrire la mention légale exacte : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Cette mention justifie l'absence de collecte et de facturation de la TVA sur vos prestations ou ventes. Elle est impérative pour être en conformité.
Un auto-entrepreneur doit-il indiquer son numéro SIREN sur ses factures ?
Oui, l'indication du numéro SIREN est une mention absolument obligatoire sur toutes les factures émises par un auto-entrepreneur. Il s'agit de l'identifiant unique de votre entreprise auprès de l'INSEE. Son absence constitue une irrégularité qui peut être sanctionnée. Le numéro SIRET n'est pas obligatoire si l'adresse de facturation correspond au siège.
Que risque-t-on si une mention obligatoire est absente sur une facture ?
L'omission d'une mention obligatoire sur une facture expose l'auto-entrepreneur à des sanctions. Celles-ci peuvent prendre la forme d'une amende fiscale de 15 € par mention manquante ou inexacte pour chaque facture, plafonnée au quart du montant total de la facture. Des sanctions pénales sont également possibles en cas de fraude avérée.
Les nouvelles mentions obligatoires de 2026 s'appliquent-elles aux auto-entrepreneurs ?
Oui, les auto-entrepreneurs sont concernés par les nouvelles mentions obligatoires liées à la facturation électronique, applicables dès septembre 2026. Celles-ci incluent notamment le numéro SIREN du client professionnel, l'adresse de livraison si différente, la nature de la transaction (biens/services) et l'option sur le paiement de la TVA, même en cas de franchise.
Comment numéroter les factures en tant qu'auto-entrepreneur ?
La numérotation des factures doit être unique, chronologique et sans rupture. Chaque nouvelle facture doit avoir un numéro qui suit le précédent (ex: 2026-001, 2026-002...). Vous pouvez utiliser un préfixe par année ou par mois, mais la séquence ne doit jamais être interrompue ou réutilisée pour garantir la traçabilité comptable et fiscale.
Faut-il indiquer la mention EI sur une facture auto-entrepreneur ?
Oui, c'est une obligation légale depuis la réforme du statut unique de l'entrepreneur individuel. Chaque auto-entrepreneur doit faire figurer la mention « Entrepreneur Individuel » ou son abréviation « EI » sur tous ses documents professionnels, y compris les factures. Cette mention doit être placée juste avant ou après votre nom et prénom.
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